Quarante-six périmètres d’abords
C’est le chiffre qui frappe en ouvrant la carte des servitudes : 46 périmètres d’abords de monuments historiques sur une seule commune. La base Mérimée y recense 87 immeubles protégés, dont 13 classés. Vingt-cinq ont pour période principale le premier quart du 18e siècle, et sept sont des malouinières, de Rivasselou à la Verderie.
Les abords protègent les immeubles situés dans un périmètre délimité par le préfet de région, ou à défaut dans le champ de visibilité d’un monument à moins de 500 mètres (Service Public). À Saint-Malo, une bonne part des maisons anciennes est donc concernée.
Six sites le long de l’eau
Six sites inscrits ou classés longent la mer ou l’estuaire : le front de mer de Paramé jusqu’à la pointe de la Varde, la corniche de Rothéneuf, le havre de Rothéneuf, le fort de la Cité, l’estuaire de la Rance, les îles et îlots. Saint-Malo est aussi commune littorale : la loi de 1986 y interdit de construire hors espaces urbanisés dans la bande des 100 mètres (ministère de la Transition écologique).
La mer, le sol, et un bon point
Géorisques recense la submersion marine, des mouvements de terrain, des tassements différentiels et la tempête. Au centre de la commune, l’exposition au retrait-gonflement des argiles est moyenne, ce qui appelle une étude de sol adaptée pour une construction neuve (ministère de la Transition écologique).
Le bon point : Saint-Malo est en potentiel radon de catégorie 1, la plus basse de la cartographie. Pour une rénovation, c’est une contrainte de moins à intégrer au projet.