Trois villes, trois documents d’urbanisme
Saint-Brieuc, Lannion et Dinan ne se préparent pas de la même façon. Saint-Brieuc suit le PLUi de Saint-Brieuc Armor Agglomération, le même que Binic. Dinan relève du PLUi de Dinan Agglomération, avec en plus un plan de sauvegarde et de mise en valeur pour son centre. Lannion a gardé un PLU communal, daté du 1er août 2025.
C’est pourquoi nous ne parlons jamais de « règles des Côtes-d’Armor » au singulier. Le département compte 344 communes ; la bonne règle est celle de la parcelle.
La côte, du Goëlo au Trégor
La DREAL Bretagne classe 63 communes costarmoricaines au titre de la loi Littoral : 55 riveraines de la mer, 8 riveraines d’un estuaire. Saint-Brieuc et Lannion sont sur la liste. Dans ces communes, la bande des 100 mètres à partir du rivage est inconstructible hors espaces urbanisés (ministère de la Transition écologique).
À Saint-Brieuc, Géorisques ajoute le recul du trait de côte et des falaises ; à Lannion, la crue du Léguer. Deux villes littorales, deux lectures du terrain.
Un patrimoine protégé dense
La base Mérimée recense 847 immeubles protégés dans les Côtes-d’Armor. Dinan à elle seule en compte 72, dont 30 classés. Là où un monument est proche, les seuils changent : une extension passe au permis de construire au-delà de 20 m² en site protégé, contre 40 m² en zone urbaine ordinaire (service-public.gouv.fr).
