Le Léguer, la mer et le sous-sol
Le Léguer traverse Lannion avant de rejoindre la mer, et Géorisques enregistre les deux façons dont l’eau peut gagner la ville : la crue lente de la rivière et la submersion marine. Deux atlas des zones inondables ont été réalisés en 2004, l’un pour le Léguer, l’autre pour la submersion. Ils ne remplacent pas le règlement du PLU, mais ils disent où regarder de près.
Le sous-sol a aussi son histoire. La base nationale cite d’anciennes carrières souterraines, des éboulements et des tassements différentiels. Sur une pente ou au-dessus d’une ancienne exploitation, une étude de sol se décide avant de fixer le niveau du plancher.
Des maisons du 16e siècle, deux protections
Lannion compte 31 immeubles protégés dans la base Mérimée. Huit datent du 16e siècle, dont la maison du Chapelier, classée. Le centre est couvert par un site patrimonial remarquable, avec un périmètre délimité des abords commun aux monuments qu’il contient. Plus haut, l’église de la Trinité de Brélévenez et ses escaliers jardinés ajoutent une protection de site.
Concrètement, un changement de menuiseries ou une lucarne y suit une autre procédure qu’à Buhulien. L’autorisation est soumise à l’accord de l’architecte des Bâtiments de France (ministère de la Culture). Nous préparons les pièces graphiques dans ce sens dès l’esquisse.
Avant de signer une vente
Lannion est classée en potentiel radon de catégorie 3 : l’existence de ce risque doit être signalée aux acquéreurs et aux locataires (Géorisques). Pour une rénovation lourde, c’est un point à traiter avec la ventilation et l’étanchéité du plancher bas.
La commune est aussi littorale, avec une servitude de passage des piétons le long du rivage inscrite au Géoportail. Un terrain du côté de la mer se lit donc avec la loi Littoral en plus du PLU de 2025.